L’IEF

L’IEF ou instuction des enfants en famille, est le dispositif qu’on appelle plus communément l’école à la maison.

Précision utile : pour ma part je n’ai pas encore d’enfant, et je n’ai aucunement la prétention de me considérer comme étant une experte en IEF, ou quelque pédagogie que ce soit. C’est un article un peu coup de sang, donc si j’ai écrit des choses incompletes ou inexactes, n’hésitez pas à me le signaler.

J’ai commencé à m’intéresser à ce dispositif lorsqu’une amie, qui est maman d’une petite fille de trois ans m’a racontée ses « déboires » avec l’Education nationale : en effet, elle avait fait le choix d’envoyer sa fille  à la maternelle, mais elle et sa fille n’en avait tiré qu’une très mauvaise expérience, donc elle avait fait le choix de la désinscrire et de se laisser un an pour réfléchir. Mais ce qui m’a sidéré , c’est sa réflexion  » le problème c’est que si je veux faire de l’IEF, il va falloir que j’arrête de travailler, mais l’Etat ne m’accordera aucune aide, et je n’aurais même pas droit à la prime de rentrée donnée par la CAF, et plus tard si je continue l’IEF elle n’aura droit à aucune bourse ni au collège, ni au lycée.

Pour donner une définition assez basique de l’IEF, je citerais celle de Wikipédia :

Ce terme est difficile à définir car il englobe plusieurs philosophies et pratiques très variées. Il y a également d’autres termes (souvent anglophones) avec des connotations légèrement différentes : homeschooling, unschooling, non-scolarisation (non-sco) ou encore dé-scolarisation (dé-sco) et en zone francophone « instruction en famille » ou « à domicile ».

Si homeschooling signifie « école à la maison », il faut toute fois faire la distinction avec la  » unschooling » qui préconise aucun enseignement à proprement parlé, qui laisserait l’enfant apprendre à son rythme en fonction de ses besoins, et la déscolarisation, qui est applicable lorsqu’un enfant a été à l’école et s’en défait pour tout un tas de raisons : sanctions disciplinaires, désintérêts, ennui, niveau trop difficile, non prise en compte de leurs spécificités,…

De plus, on peut sans doute dire que chaque pratique de l’IEF est propre a chaque parent

Il n’est pas à confondre avec l’enseignement par correspondance, qui meme s’il se fait au domicile est prodigué par des personnes ayant un diplome et sont payés pour cela, ou tout du moins par une structure payante.

Les raisons d’une IEF peuvent être diverses : les parents et les enfants jugent le système scolaire français trop normatif dans le sens où la même éducation est prodiguée à tous les enfants, même s’ils ont de l’avance, ou qu’ils aient des difficultés qui perturberaient leur apprentissage de quelque manière que ce soit.

Il reste à préciser que l’IEF est un dispositif qui fait tout de même partie de l’EN, puisque les parents sont tenus de tenir un programme, et qu’il y a des contrôles par des inspecteur.trices académiques assez régulièrement.

L’EN (Education Nationale)  a quand même essayer de trouver une alternative, une sorte de compromis entre leur doctrine de la même école pour tous, et la politique de différenciation qu’on voit fleurir ces dernières années, qu’on peut définir ainsi

Une action d’un ou plusieurs pédagogues qui, sur la base d’une solide connaissance des préalables et caractéristiques d’un ou de plusieurs élèves, de formules pédagogiques et d’interventions diversifiées, du programme de formation et de l’environnement d’apprentissage, tend(ent) à harmoniser ces différentes composantes d’une situation pédagogique ainsi que les relations entre elles, dans le but de favoriser l’apprentissage.

Elle a aussi mis en place deux dispositifs : la CLIS (CLasse pour l’Inclusion Scolaire) et l’ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion scolaire).

Ce sont deux dispositifs qui travaillent de pair, l’un de la maternelle à la fin de la primaire, le second au collège. Il s’agit de réunir des élèves  » en difficulté » dans des classes de douze maximum, puis d’essayer de les inclure dans les classes « classiques » au maximum tout au long de leur parcours. Ils bénéficient néanmoins d’une salle de classe où une enseignante les surveille, les aidant à faire leurs devoirs, ou leur faisant cours.

Lors de mon stage d’observation dans un collège, j’ai eu l’opportunité de voir un cours d’anglais donné à des élèves de l’ULIS, et j’ai trouvée ça très intéressant, de ne plus laisser les enfants qui autrefois auraient été laissé sur le carreau bien vite.

Mais ce qui m’a aussi beaucoup peiné, c’est d’entendre ma tutrice me dire, sur chaque classe qu’elle avait qu’au moins trois ou quatre élèves devraient en faire partie, mais qu’ils ne sont pas dedans car les listes d’attente sont longues, et que l’ULIS traîne encore la réputation de « classes pour handicapé.e.s » et qu’il est parfois difficile que son enfant est différent.

Malgré tout, de par mon expérience d’élève puis d’étudiante et de stagiaire professeure, j’ai pu remarqué quelques problèmes dans l’éducation nationale : la compétition est assez vive, et les classes sont toutes censées aller à la même vitesse alors que les différences de développement des apprenants peut varier du tout au tout, de plus on vous force à choisir une orientation pour la vie entière, alors que par exemple, personnellement je ne me vois pas faire le même travail pendant 50 ans, même s’il me plait.Et surtout on vous demande de choisir alors qu’on a peu ou pas de possibilités de connaitre ce qu’on aimerait faire : l’environnement professionnel est celui des parents et des métiers usuels, mais il existe toute une myriade de métiers peu ou pas connus, qui pourraient plaire à des élèves, mais qui n’en auront jamais conscience puisqu’il n’existe aucun moyen pour eux de les connaitre…Et il faut aussi bien avouer qu’encore aujourd’hui le milieu socio professionnel des parents influence le futur milieu de leurs progénitures. Il y a aussi le gros problème que pose la directive gouvernementale de prodiguer la même éducation pour tous, de devoir suivre un tronc commun de matières dont certain.e.s n’ont rien à foutre qui fait que  les personnes qui ne sont pas adaptées au système,  vont souvent décrocher.

Aujourd’hui, on prépare les apprenant.e.s à être de bon.ne.s petit.e.s soldat.e.s de la République française, qui pensent tous.tes de la même façon…

Mais il n’y a pas que l’IEF ou les écoles de l’Education nationale comme options : en effet, s’est vue développée depuis quelques années  de nombreuses pédagogies alternatives. Dans cet article, j’ai choisie de vous présenter la pédagogie Montessori, il en existe évidemment d’autres,que je développerais peut être davantage dans un prochain article

. Elle a été mise en lumière récemment mais a été « inventé « par Maria Montessori, une pédagogue italienne en 1906.

Elle se base surtout sur tout un matériel sensible qui permet à l’enfant de passer plus facilement du concret vers l’abstrait et vice versa. Sa pédagogie met en lumière le fait que chaque enfant est unique : il a ses difficultés, ses facilités d’apprentissage, sa personnalité, son rythme de vie, et notion clé il vit plusieurs « périodes sensibles » qu’on peut définir ainsi :

  • Il s’agit de sensibilités spéciales en voie d’évolution, des moments de la vie de l’enfant où celui-ci est tout entier « absorbé » par une sensibilité particulière à un élément précis de l’environnement.

  • Ce sont des périodes passagères, transitoires ; elles se limitent à l’acquisition d’un caractère déterminé ; une fois le caractère développé, la « sensibilité » cesse. Il est donc primordial que l’ambiance (l’environnement) offre au bon moment à l’enfant les moyens de se développer en utilisant ces périodes sensibles. »

De plus, cette pédagogie met l’accent sur l’autonomisation de l’apprenant pour faciliter et motiver ses apprentissages, ainsi que pour favoriser son développement en tant que personne. Elle se met en place par trois attitudes : la mise en retrait de l’éducateur.trice,l’utilisation du matériel sensoriel  que l’enfant peut manipuler seul et  avec plaisir, et la possibilité d’auto correction qu’offre le matériel.

 

Malheureusement, ces écoles sont en général très chères (entre 5000 et 8000 euros par an et par enfant) et restent peu nombreuses comparé aux écoles publiques.

Alors aujourd’hui, de plus en plus d’initiatives d’introduction de pédagogies alternatives dans les écoles publiques voit le jour, ce ne sont pas vraiment deux mondes imperméables, mais elles restent assez rares.

Pour revenir à l’IEF, qui pour moi est une alternative intéressante à l’EN, elle me fait me poser néanmoins une question, auquel je n’ai pas la réponse : comment fait un  parent seul s’il veut faire l’IEF a son/ses enfants pour vivre puisqu’il me parait compliqué de combiner emploi à temps plein pour survivre et IEF ?

Ne devrait on pas créer un statut professionel spécifique pour les parents qui souhaitent pratiquer l’IEF pour qu’ils puissent toucher  un revenu  décent et ne plus devoir choisir entre instruire ses enfants et travailler ?

 

Sources : 

 

L’IEF, un malentendu soigneusement entretenu

Sites sur l’ISF

Droits des parents souhaitant avoir recours à l’ISF

 

Site du film « Etre et devenir »

La différenciation pédagogique

Site de l’association Montessori France

La pédagogie Montessori

 

 

Je me permets de vous mettre aussi un lien vers la bande annonce d’un film qui parle aussi de l’IEF, et du clash qu’il peut y avoir lorsque des enfants élévés hors du systeme, se retrouve confronté à celui ci…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s