L’hypersexualité

J’ai lancé un sondage sur mon profil privé, et vous deviez choisir entre deux sujets pour le prochain article entre mon père et l’hypersexualité, et en grande majorité, vous avez choisi l’hypersexualité, donc j’obéis à la plèbe

 

Tout d’abord, précisons que « l’hypersexualité, ou sexualité compulsive, est comme son nom l’indique un comportement sexuel humain, qui se manifeste par la recherche persistante et continue du plaisir sexuel » (définition Wikipédia), avant que ce terme soit utilisé, on utilisait satyriasis et nymphomanie.

Néanmoins, j’utiliserais exclusivement le terme d’hypersexualité, car il n’est pas genré, et n’implique de devoir obligatoirement s’identifier comme femme ou homme ( vous savez ce que je pense de cette foutue binarité de marde)… Et sincèrement, je trouve le terme de « nymphomanie » avilissant, et quelque part un peu agiste : comme si ça ne concernait que les jeunes femmes, et puis le terme « satyriasis » me fait bien trop penser aux satyres, un nom un peu désuet pour les pédophiles, alors que ça n’a pas grand chose à voir à mon sens.

Cependant, je trouve  que la limite entre une grosse libido et l’hypersexualité est parfois mince, parce qu’il est assez compliqué de définir un seuil « normal »  à la sexualité, mais il est globalement entendu, qu’on parle d’hypersexualité lorsque ça impacte négativement la vie de l’individu.

Comme j’ai pu le dire de façon implicite dans mon article sur l’autosexualité, j’ai une libido assez importante, et depuis de nombreuses années… Je ne pense pas être véritablement hypersexuelle, car je peux passer de longues périodes sans vie sexuelle et ne pas (trop) en souffrir…Après, comme je le disais en introduction, la limite entre libido plus élevée que la normale, et hypersexualité est un peu trouble et mince… En tout cas, je n’ai jamais ressenti le besoin d’aller consulter,parce que cette libido n’est pas un problème pour moi: elle ne va pas m’empêcher de faire des choses, et il est assez rare que je préfère rester chez moi pour la satisfaire que sortir, elle n’est pas un frein à ma vie sociale. Mais je sais que quand je discute sexualité avec d’autres personnes, souvent les gens sont surpris du fait que j’assume autant avoir une grosse libido, et comprennent que c’est pas parce que j’aime le sexe, autant en parler qu’en faire, que je suis forcément une « salope », une « pute » ou que sais je encore.

 

J’ai eu beaucoup de mal à trouver des éléments historiques sur cette « maladie » heureusement, de l’autre côté de la Manche et de l’Atlantique, on s’est intéressés au sujet. Je précise ausis que le but n’est pas de vous noyer les synapses avec des tonnes d’informations non pertinentes, alors je m’excuse d’avance si j’ai oubliée des choses, j’ai surtout voulu mettre en lumiere les choses qui me paraissaient intéressantes et choquantes.

Jusqu’au XVII siècle, on ne parlait pas de « nymphomanie » mais de « furor uterinus »,  dont la plus exhaustive définition a été donnée par Girolamo Merciuale, un médecin italien du seizième siècle: « une sensation de brûlure immodérée dans les partie génitales, causé par l’augmentation des vapeurs chaudes, causant une érection du clitoris, a cause de cette sensation de brulure, on pensait les femmes folles »

A la Renaissance, les médecins traitaient les patientes atteinte de nymphomanie, dans le contexte de la théorie des humeurs, en les saignant, les purgeant, et avec une variété de plantes médicinales pour recréer l’équilibre dans les éléments du corps.Mais parfois, les conséquences pouvaient être désastreuses, en effet, il est arrivé qu’on saigne une jeune fille trente fois, ce qui l’a tuée.

Par exemple,au XIX ieme siècles, les médecins préconisaient l’ablation du clitoris pour lutter contre le clitorisme ou la nymphomanie,on pratiquait aussi des nettoyages vaginaux au borax. On préconisait aussi l’ablation des ovaires, et d’arrêter les menstruations, qui étaient considérées comme la cause principale de l’hystérie et de la nymphomanie

A cette époque, dans le contexte de la société victorienne (1837-1901), certains spécialistes recommandaient  on recommandait aux hommes d’aller voir des prostituées, mais globalement, ce qui était admis de tous, c’était qu’hommes et femmes est une vie vertueuse

A l’époque, les critères pour être diagnostiquée comme nymphomane était assez large : dès qu’on sortait un temps soit peu de la « retenue » féminine » : qu’on soit excité par les examens gynécologiques, qu’on aime mettre divers objets en soi, ou qu’on puisse jouir du seul regard d’un homme, tout ou presque pouvait justifier le diagnostic, voir mener des femmes à l’asile.On ne distinguait pas les comportements qui relevaient de la psychose comme s’arracher les vêtements sans aucune raison, montrer ses parties génitales en public ou encore  de se masturber incessamment et sans pouvoir se contrôler.

Dans le cas des hommes, on créait une irritation artificielle du canal de l’urètre en y injectant un dérivé de la soude pour rendre la masturbation impossible

On peut aussi noter que si la nymphomanie était étudiée, et rejetée, son alter égo le satyriasis était considéré comme beaucoup moins fréquent : c’est normal me direz vous les hommes cis ont toujours pu avoir la sexualité qu’ils voulaient ( tant qu’elle était hétéro évidemment), et ils subissaient beaucoup moins la pression de la société : ils pouvaient coucher avec des prostituées, avoir des maîtresses, leur transmettre des IST, sans en être inquiétés ( ce n’était pas vraiment autorisé mais tout du moins toléré par toute la société)

Pour ne pas être trop harassante, je m’arrêterai ici, mais si le sujet vous intéresse, je vous laisse ci dessous des articles passionnant sur les cas de nymphomanie, la façon d’envisager ce trouble et de le soigner.

 

Sources :

Article relatant des cas de nymphomanie au XIXieme siècle

Article du New York Times qui parle de nymphomanie

https://www.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2005-1-page-53.html

http://www.edimark.fr/Front/frontpost/getfiles/17744.pdf

https://ia800302.us.archive.org/14/items/lanymphomanieout00bien/lanymphomanieout00bien.pdf

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