L’écriture inclusive

Vous vous êtes sans doute rendu.es compte récemment que j’ai adoptée une nouvelle façon d’écrire,en effet j’essaie de me mettre à l’écriture inclusive. Tout d’abord,je ne prétends pas maîtriser du tout,et en commentaires vous souhaitez me corriger ce sera avec un grand plaisir… Et j’ai donc décidée de vous en parler un peu

Du coup, j’ai du découvrir cette pratique il y a un an, vu que c’est à peu près à ce moment là, où j’ai commencé à traîner dans des milieux féministes un peu radicales… Et il faut bien avouer que ça m’a plu tout de suite, j’apprécie pouvoir féminiser les noms comme ça me chante et appliquer les anciennes règles grammaticales, surtout celles de règles de proximité, qui vise à accorder en fonction du mot le plus proche : les melons et les framboises sont savoureux.ses(savoureuses), ou encore la règle de la majorité, qui elle vise à accorder en fonction du nombre effectif d’individus sans se soucier de leur genre : A la réunion, il y a 50 femmes et 3 hommes, elles (iels)  étaient concentré.es.

Notez que j’ai accordée en inclusif, mais que la règle classique veut qu’ici les deux accords sont au féminin

Au delà de ça, l’écriture inclusive permet de « féminiser » des noms auparavant qui existaient seulement au masculin : autrice,cheffe d’orchestre, écrivaine,… et donc de visibiliser davantage l’existence des femmes.

Personnellement, j’essaie aussi de parler des animaux en fonction de leur genre et non pas du genre donné au nom de leur espèce: Un girafe et une hippocampe, s’ils sont mâles et femelles, car je trouve ça assez illogique d’utiliser des noms genrés pour les noms d’espèces alors qu’ils peuvent être mâles ou femelles.

J’ai aussi du mal à donner un genre à des objets inanimés, par exemple pourquoi une table et un lit ?  Et pas un table et une lit ? Au delà de la blague, c’est la aussi que le manque de neutre en français se fait cruellement sentir….

De plus, j’utilise volontiers, à la demande des personnes concernées, des pronoms tels que iel, ol,ael, etc, car j’estime que je ne dois pas aller contre la volonté des concerné.es, surtout si c’est leur choix et qu’iels veulent être genré.e.s de la sorte.

Surtout qu’aujourd’hui, l’Académie Française considère l’écriture inclusive comme un péril mortel alors qu’avant le XVII ieme siècle, les règles de proximité et de majorité étaient appliqués partout, et on en trouve ds traces jusqu’aux écrits  de Victor Hugo ou de Napoléon Bonaparte.

 

Évidemment ce type d’écriture a ses limites, la première que je vois, c’est que même s’il se veut inclusif, ce système ne permet pas de créer un neutre en bonne et due forme comme il a pu en exister en latin ou qu’il en existe encore en allemand.

De plus, il existe des personnes qui ne se sentent ni femme ni homme, donc les induire dans à la fois le féminin et le masculin ne convient pas non plus.

De façon globale, les personnes souhaitant être hors de la binarité de notre monde se trouve bien souvent à cours de grammaire adéquate : il reste encore beaucoup à inventer, à créer,…

On peut également considérer qu’il est difficile à pratiquer à l’oral, mais une solution existe, par exemple s’il est écrit « les auteur.trices étaient content.es d’être venu.es », on dira simplement à l’oral  » les auteurs et les autrices étaient content.es ( en appuyant sur le « e » final) d’être venu.es »

Ensuite, j’ai souvent lu que ce système d’écriture était presque illisible, et gênant pour les personnes dys (dyslexiques et dysorthographiques notamment), mais il me semble que le problème est tourné dans le mauvais sens : c’est compliqué à mettre en oeuvre, parce que prendre en compte les personnes dys demande du temps, des méthodes différentes et du personnel en plus, donc ça en demanderait encore davantage de leur faire apprendre à lire en écriture inclusive.

A mon sens, et je ne veux pas parler au nom des non concernées mais je pense que c’est tout à fait possible, c’est juste que ça demandera un peu plus de temps.

On peut aussi parler des personnes mal voyantes et aveugles, qui auront elles aussi besoin de réadapter leurs apprentissages de la lecture pour  utiliser le système inclusif, mais d’après les articles que j’ai pu lire pour préparer celui ci, c’est possible, ça demande juste de rajouter des caractères braille et d’expliquer aux enfants les règles.

Sources :

https://supexam.fr/2017/11/03/lecriture-inclusive-lutiliser-limites/

https://www.forbes.fr/femmes-at-forbes/ecriture-inclusive-accord-de-proximite-le-masculin-ne-lemporte-plus/

http://www.slate.fr/story/151982/huit-idees-recues-cretineries-ecriture-inclusive

Cliquez ici pour télécharger le Manuel d’écriture inclusive 

 

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Un commentaire sur “L’écriture inclusive

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  1. C’est bien écrit j’aime le fait que tu es mis des sources on sent que tu as fais un minimum de recherches sur ton sujet et ça c’est cool. En revanche j’ai toujours du mal avec la police.

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