La sexualité positive

Après avoir écrit deux épisodes sur la pornographie ( ne vous inquiétez pas il y en aura des tonnes d’autres), j’ai décidée de vous parler un peu de ma vision de la sexualité, tout en vous parler du mouvement sex positif avec lequel je partage beaucoup de revendications.

 

Ce mouvement a été crée par Wilheim Reich, qui défendait l’hypothèse que dans quelques sociétés la sexualité était comme positive et bonne pour la santé, alors que d’autres la voit comme quelque chose de négatif et essaie de controler la libido.

Ce mouvement ne fait pas de différence éthique ou morale entre l’hétérosexualité, l’homosexualité, la masturbation, regardant ses choix comme des préférences personnels.

Il peut aussi induire l’acceptation du BDSM, du polyamour ou de l’asexualité. Ce mouvement essaie aussi de faire enseigner une vision de la sexualité aussi complète que possible, et non culpabilisante.D’autres théoricien.ne.s ont décrits cette vision de la sexualité en se concentrant sur l’intersection entre la culture, le genre, la sexualité, la classe sociale, la nationalité et la spiritualité. A cause de son étendue, c’est assez difficile d’en donner une définition claire, mais plusieurs en ont été crées par la sexologue Carol Queen :

Sex positif.e, un terme qui revient sur le devant de la scène, qui est une simple mais radicale affirmation que nous faisons grandir nos propres passions sur un médium différent, et qu’au lieu d’avoir deux ou trous ou même une demi douzaine d’orientations sexuelles, on devrait les penser en termes de millions. Être sex positive, c’est respecter chacun de nos profils sexuels uniques, même si nous reconnaissons que certains ont été endommagés par une culture qui essaie d’éradiquer les différences sexuelles.

C’est la philosophie culturelle qui comprend la sexualité comme une force positive potentielle dans une vie, et qui peut, être mis en opposition par la « sex négativity », qui voit le sexe comme problématique, perturbateur, et dangereux. Le sex positiviity célèbre la diversité sexuelle, les schémas relationnels et les désirs différents, et les choix individuels basés sur le consentement mutuel.

De ce mouvement découle celui du féminisme sexe positif, qui a émergé au début des années 80. Au début, c’était une réaction au mouvement féministe qui se battait contre la pornographie, en la plaçant au centre d’une explication féministe de l’oppression des femmes.

Cette période de débats intenses entre les pro et les anti est souvent appelé les «  Feminist Sex Wars » ( les guerres féministes sur le sexe)

Depuis le début des années 2000, le mouvement gagne de plus en plus d’ampleur, et devient de plus en plus mainstream. Les réseaux sociaux y sont pour beaucoup, car ils permettent de mettre en lumière des genres de « porte paroles » qui peuvent transmettre leurs messages à un nombre important de followers…

Cela a aussi permis d’inclure davantage d’expressions de genres et de sexualités. La lutte contre les différents shaming, que ce soit le slutshaming, le prude shaming ou le kink shaming, sont devenus des chevaux de batailles importants du mouvement, qui souhaite que chacun;e se sente apprécié.e et inclu.e dans le mouvement

La pop culture a aussi joué un rôle important : en effet des célébrités comme Lady Gaga, Amber Rose ou Cameron Diaz, et d’autres ont parlés publiquement de leur expériences avec le slut shaming, la sexualité, le harcèlement sexuel, l’acceptation de son corps….


Après ce rapide tour d’horizon du mouvement, j’aimerais vous parler de ma vision de la sexualité. Comme vous le savez, je me définis comme pansexuelle et panromantique, et polyamoureuse.

Mais ce n’a pas toujours été le cas.

Pendant longtemps, je me pensais à 1000% hétéro, et je me plaisais dans le schéma d’un couple classique… Et puis le temps, et les rencontres ont fait que j’ai appris et apprend encore à m’écouter, et à me défaire de ces schémas dans lesquels je me sentais trop à l’étroit.

Aujourd’hui, je pense que tout le monde devrait avoir   la liberté d’être ce qu’iels souhaitent, d’aimer qui bon leur semble, de prendre leur pied de la façon dont iels le veulent, tout ça en étant consentant.e.s mutuellement. 

Je pense crucial   le droit de disposer de son corps, qu’on soit femme, trans ou non binaire : qu’on puisse coucher avec qui on veut, ou avec personne, qu’on puisse jouir de sa contraception, qu’on puisse avorter, qu’on puisse avoir des poils ou pas du tout, qu’on puisse vivre dans son corps la vie la plus belle possible, que personne ne nous juge si pour ça on veut faire un régime, des tatouages, des piercings, des opérations, de se colorer les cheveux,…Qu’on se sente bien dans son corps, sans que personne vienne nous faire chier…Et personne dans notre entourage ne devrait avoir son mot à dire !

 Je me bats contre les violences sexuelles, et surtout le viol conjugal,que j’ai vécue, mais qui est un  phénomène à mon sens encore trop peu connu.

Je pense que toutes les sexualités sont acceptables tant que la notion de consentement mutuel est au centre.

Voilà pourquoi je ne serais JAMAIS d’accord avec les personnes qui pensent que la pédophilie, la nécrophilie ou la zoophilie sont des sexualités comme une autre !

Les pratiques BDSM m’intéressent de plus en plus,même si je n’ai encore trouvé personne pour pratiquer, j’ai toujours trouver l’esthétique magnifique, et la confiance dans ce genre de relations extraordinaire.

A bientôt 23 ans, j’ai eu une vie sexuelle assez plate, et tristounette, je commence juste à me libérer doucement et à vouloir tester de nouvelles choses…

Pour moi, la sexualité se doit d’être respecteuse des envies et des attentes de chacun.e, et elle n’est ni sale, ni dégradante, ni répugnante, ni sale.

Et ça peut vouloir dire ne jamais ressentir de désir, en ressentir sous certaines conditions, en ressentir tout le temps, ou pour certaines identités de genres et pas d’autres…

 

Sources : 

Page Wikipedia sur le Sex positive movement

En 2018, Viceland, a lancé une série sex positive appelée Slutever, présentée par Karley Sciortino

 

 

 

Définitions :
 
slutshaming :
Le slut-shaming consiste donc à stigmatiser, culpabiliser ou disqualifier toute femme dont l’attitude ou l’aspect physique seraient jugés provocants ou trop ouvertement sexuels ou qui cherche à se faire avorter.
 
prudeshaming :
C’est l’inverse exact du slutshaming, il consiste à stigmatiser, culpabiliser, ou insulter toute personne dont l’attitude ou l’aspect physique seraient jugés trop prudes ( port de vêtements longs, de voiles, ne pas vouloir coucher avant le mariage, être toujours vierge après un certain age,…)
 
kinkshaming : c’est se moquer, ou insulter l’autre par rapport à ces fantasmes, ce qui l’attire sexuellement…
 
 
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