The outsider

Aujourd’hui, je reprends les Avis Avisés, pour vous parler de ma dernière lecture : L’Outsider de Stephen King.

Avant de vous livrer mon avis, il faut que vous sachiez que Stephen King est mon auteur préféré de tous les temps, j’ai d’ailleurs pour projets de lire tous ses livres avant de mourir, ce qui risque d’être pas simple vu qu’il en a déja écrit.

J’adore sa façon d’écrire, je suis tombée dedans, étant pré ado, j’avais peut être 12/13 ans quand j’ai dévorée Tout est fatal, un énorme recueil de nouvelles, qui m’a tellement influencée, que j’en avais pastiché le titre pour mon premier projet de roman. Tout est fatal est devenu Plus rien n’est fatal…

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Je me suis remis à lire du Stephen King l’année dernière, en lisant Le bazar des mauvais rêves que j’ai trouvée excellent, puis Jessie, un roman, où on suit les péripéties d’une femme que son mari a accrochée à un lit avec des menottes, et qu’elle tue accidentellement. Puis Brume, un recueil de nouvelles, Juste avant le crépuscule, un autre recueil de nouvelles. et Joyland que j’ai dévorée en quelques jours.

Mon frère m’a donc offert L’Outsider, une semaine avant de se faire opérer, je l’ai donc fini en deux semaines, lisant en intermittence.

On suit d’abord l’arrestation de Terry Maitland, soupçonné d’avoir violé, mangé et tué un garçon d’onze ans, Franck Peterson. Terry est arrêté alors qu’il était en train de superviser un match de base-ball, parce que des empreintes lui appartenant son retrouvés sur l’arme du crime, sur les vêtements de l’enfant, dans une camionnette, puis du sperme et du sang. Malgré ses antécédents d’homme sans histoire, prof d’anglais, père de deux filles et entraîneur de basket et de base-ball, ils le coffrent.

Après avoir appelé son avocat, Terry explique que ce n’est juste pas possible qu’il soit l’auteur des faits, car ce jour là, il était à une conférence d’Harlan Coben à Cap City, avec trois de ses collègues professeurs d’anglais au lycée du coin.

Malgré une vidéo qui montre Terry en train de poser une question à l’auteur, le témoignage concordant de ses collègues et le fait qu’on est retrouvés des empreintes à l’hôtel où il a passé la nuit, l’inspecteur Ralph Anderson, le croit coupable. Terry se fait tuer sur le parvis du tribunal, le jour où on doit lui lire son acte d’inculpation, par le frère de Franck Peterson, qui lui même se fait tuer par Anderson.

La seconde partie du roman s’intéresse au fait que Terry ne pouvait pas être à deux endroits à la fois, et on découvre grâce à l’enquête d’Holly Gibney, une détective privée l’existence d’un outsider, sorte de croque-mitaine, d’El Cuco, pour les hispanophones, qui dans la légende, se nourrit de sang d’enfant, et se badigeonne son corps de gras pour survivre, ou met les enfants dans un grand sac. L’outsider, quant à lui semble se nourrir de la tristesse des gens, et peut prendre l’apparence, et l’essence de quelqu’un en prenant un peu de son sang, en le griffant par exemple.

Finalement, ils tuent cet Outsider, après qu’il ait  voulu s’en prendre à Claude Bolton, un des vigiles d’un club de strip tease où l’Outsider, grimé en Terry, s’est rendu, qui est un ancien vendeur de drogues et toxicomane.

J’ai trouvé ce roman très bon, c’est d’ailleurs une des premières fois de ma vie où h’ai du mal à lâcher un livre, et ou le suspense a un effet sur moi : j’avais vraiment envie de savoir la suite, et c’était frustrant de devoir le poser.

Mais plusieurs points de détails m’ont posés problème : Jack, un collègue d’Anderson choisit d’obéir à l’Outsider,  et de tuer Anderson, car il pense que la créature lui a donné le cancer quand il l’a frôlé. Il déteste Anderson, parce que l’année précédente, il n’a pas voulu répondre à un questionnaire pour qu’il puisse avoir une promotion, et a seulement marqué « pas d’avis »… Je trouve ça assez maigre comme motif pour détester quelqu’un…

De plus, j’aurais aimé en savoir plus sur la nature, l’étendue de ses pouvoirs, et l’origine de l’Outsider : on ne sait pas vraiment ce qu’il est, à part qu’il peut prendre l’apparence d’une personne, et voler partiellement ses souvenirs. Choisit il les souvenirs qu’il vole ? Pourquoi seulement certains? Lorsqu’il meurt, il est composé seulement de vers rouges, que sont ils ?

Je me demande aussi également pourquoi l’Outsider avait besoin de commettre de tels crimes, alors qu’il ne tire aucun plaisir sexuel à avoir violer des enfants ?

On a des éléments de réponse dans le livre, la créature affirme que si elle a mis du sperme sur le corps de l’enfant, c’est pour que les forces de l’ordre retrouvent de l’ADN, mais on peut en avoir aussi avec de la salive, donc pourquoi se donner tout ce mal ?

Évidement, ce sont des points de détails, sur un roman, que j’ai vraiment eu du plaisir à lire, toutes les références culturelles croustillantes étaient un plaisir à relever, et à m’expliquer parfois.

Ca faisait une éternité que je n’avais pas lu un livre de plus de 300 pages, ça me donne vraiment envie de reprendre la lecture de façon plus suivie.

 

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