Running Man

Aujourd’hui, je vous à nouveau d’un livre,  Running Man, de Stephen King.
Comme vous le savez surement, je suis en cours de déménagement, donc tous mes livres ou presque sont dans des cartons.

Mais après avoir fini Joyland, un autre roman de Stephen King, je n’avais plus de livres à lire. Du coup quand je suis passé chez ma mère la semaine derniere, j’y ai récupéré deux livres histoire de survivre : Running Man, de Stephen King, et De guerre lasse de Françoise Sagan.

Aujourd’hui, c’est bien du premier dont je vais vous parler.

Il s’agit d’un livre d’abord écrit sous son pseudonyme Richard Bachman, publié pour la première fois  en 1982, j’en ai lu une version traduite en français (oui je sais j’aurais préféré le lire en anglais mais que voulez vous c’est compliqué de se procurer des livres en version originale à la Fnac)

On suit la fuite de Ben Richards, un mec qui a quitté son boulot car il le rendait stérile, père d’une petite fille, Cathy qui a une méchante grippe, marié à Sheila qui  se prostitue de temps en temps.  L’action se situe aux États Unis, au début du XXIième siècle, dans un environnement dystopique, car les États Unis sont devenus une dictature, rongé par la violence, mais sont dirigés par un Conseil, et il n’existe plus qu’une seule chaine de télé, le Libertel, plus de livres ni de radios, en tout cas pour les pauvres.
Comme ils n’ont que peu d’argent, ils ne peuvent pas se procurer les traitements adéquats hors de prix, ni les services d’un médecin, encore moins une hospitalisation.
Du coup, il décide de tenter le tout pour le tout, et va passer les tests pour les Jeux, afin de gagner assez d’argent pour sauver sa fille.

Après avoir passé divers tests, il est sélectionné pour un jeu qui s’appelle La Grande Traque, dans lequel il doit fuir un groupe de Chasseurs, qui le traquent et sont prêts à le tuer.
Les règles du jeu sont simples : Ben Richards doit échapper aux tueurs lancés à ses trousses un mois durant, chaque heure de vie rapporte de l’argent à sa famille, chaque fonctionnaire de police tué donne droit à une récompense. Ses seules obligations consistent à envoyer régulièrement à la direction des jeux la preuve en image, par cassette vidéo, qu’il est encore en vie, et bien sûr de le rester.
De plus, tous les habitants peuvent gagner une prime s’iels donnent des informations utiles pour savoir où le Traqué se cache, donc il ne peut faire confiance à personne, ce qui rajoute un peu de paranoïa, à cette ambiance déjà lourde

S’ensuit une traque haletante, avec un rythme effréné, où on a l’impression nous aussi d’être suivi, ce qui rend le livre vraiment difficile à poser, le suspense étant présent tout le temps…
Le format des chapitres, un compte à rebours de 100 à 000 renforce encore cet effet, de mise au pied du mur.

Au delà du thriller, ce roman, à l’instar de 1984, Fahrenheit 1984, ou Le meilleur des mondes se veut une critique de notre société actuelle, et veut informer sur les dérives possibles de nos systèmes contemporains. Plus particulièrement, l’aliénation des jeux télévisés, et autres télé-réalités, qui peuvent rendre les gens dociles, et  leur faire accepter des choses qu’en temps normal ils désapprouveraient : tuer des gens, leur souhaiter la mort.
Il dénonce également le fait que l’être humain a une grande capacité à la crédulité, et n’a pas trop tendance à remettre les choses en questions : par exemple dans le roman, il est question de pollution atmosphérique, qui a des conséquences bien plus néfastes sur les personnes pauvres car elles n’ont pas l’argent pour s’acheter des filtres à air hors de prix, alors qu’un des personnages que rencontre Richards, un jeune afro-américain, membre d’une bande en crée un, pour sa petite sœur, malade, elle aussi.

J’ai vraiment adorée ce livre, je l’ai dévorée en quelques jours, et j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire, ce qui n’est pas toujours le cas : d’habitude je préfère les nouvelles de Stephen King. Le seul roman que j’avais lu de King avant Joyland et celui ci, c’était  Jessie, et il  m’avait paru interminable, long, plein de descriptions et de passages narratifs un peu chiants, mais celui ci m’a vraiment plu.

L’atmosphère y est vraiment intéressante, on ressent vraiment la haine des riches envers les pauvres, perçus comme des ennemis d’état, et bons à rien : l’humanité y dévoile un coté vraiment animal, bestial, iels veulent vraiment voir Richards mourir, comme s’il le méritait vraiment.
Jusqu’au bout, on a l’espoir que Richards survive, et ouvre les yeux à la population, et la fin est assez bonne, bien que je la trouve un peu simple.

Je ne vous parlerais pas du film sorti en 1987 avec Schwarzie, car il n’a rien à voir avec le roman d’origine, et pour moi, il en a dénaturé tout l’aspect engagé.

En tout cas, c’est un livre que je vous conseille. 

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