Mint Julep

Avec cette interview, je poursuis la série autour de webcameuses, et plus largement de personnes TDS ( travailleur.se.s du sexe)…
Pour la plupart, ce sont des profils croisés sur Twitter, seul réseau social assez libre sur la nudité, et les images NSFW…
Je diversifie donc le panel de personnes que j’interviewe, car j’ai envie que mon blog reflète ce que je suis, et ce que je défends. La défense et la présentation positive des personnes travailleuses du sexe est pour moi capitale, afin de lutter contre toutes les politiques liberticides…
Peux tu te présenter ?
Bien sûr ! Je m’appelle Mint Julep, nom d’un cocktail ancestral, et petit clin d’œil à mon métier de base. C’est également le nom d’un groupe musical que j’adore.
J’ai 28 ans mais on m’en donne souvent moins.
Depuis quand fais tu des webcams ? 
J’ai découvert l’univers des camgirls vers mes 20 ans, par hasard, et je suis longtemps resté simple voyeuse avant de devenir moi-même camgirl…
J’ai beaucoup appris en regardant les autres filles, amatrices ou professionnelles, Ma toute première expérience remonte à 2013, et c’était sur MyFreeCams, une plateforme américaine.
J’ai entre deux fait une pause, avec une vie bien remplie entre mon couple et mon travail, je ne pensais pas ressentir l’envie d’en refaire un jour,
Comment s’est déroulé ta première expérience ?
Ma première expérience s’est bien déroulée, même si tout d’un coup me retrouver de l’autre côté de la scène m’a paru plus impressionnant et complexe que je ne l’avais imaginé.
A l’époque, je vivais encore chez ma mère et j’avais profité des son absence pour me lancer, je me souviens avoir passé une journée quasi complète à diffuser sans voir le temps passer tellement je me suis éclatée, je n’en revenais pas d’avoir enfin osé.
J’avais peur de n’intéresser personne sur un site ou les jolies filles se comptaient par milliers, j’avais peur de ne pas bien vivre la chose, paniquer devant les dizaines de spectateurs et ne pas réussir à suivre le tchat, j’avais peur de ne pas ressentir le plaisir escompté et tout regretter… J’avais peur aussi que ma mère rentre à l’improviste et me surprenne !
Qu’est ce qui t’a donné envie ?
J’ai découvert par hasard l’univers du caming, j’étais en couple depuis presque 3 ans dans une relation à distance, c’était mon tout premier copain et je ressentais beaucoup de frustration, entre le fait de ne pas le voir autant que je le désire mais aussi parce que je crois que je n’étais pas épanouie dans notre vie intime…
Nous vivions en total décalage et c’était devenu difficile de nous retrouver.
Ce sont des choses qui peuvent arriver et l’idée d’aller voir ailleurs ne m’intéressait pas, j’étais trop amoureuse et j’acceptais tout.
Cependant; j’avais l’impression de passer à  côté de quelque chose et ne pas vivre pleinement ma sexualité.
J’ai donc a un moment créé le jardin secret de mes fantasmes, celui où je pouvais assouvir ma libido et me sentir belle et désirable.
J’apprivoisais mon plaisir seule et explorais mon corps, et à force de regarder des camgirls, j’ai eu ce besoin de m’exhiber et savoir que je pouvais combler un homme à distance, à défaut de combler le mien que j’avais l’impression aussi de ne plus intéresser.
Quelles sont les pratiques que tu préfères ?
Si on parle du sexe en général, je suis ouverte aux choses classiques, que ce soit avec un partenaire, mes plaisirs solitaires ou l’exhibition.
J’aime les longs préliminaires, qu’on s’occupe de moi, me caresse et que mon amant me fasse jouir avec sa bouche, j’aime m’occuper de lui et déguster son sexe, parfois en le faisant languir un peu. Il y a des choses comme l’anal, que j’ai découvert seule en explorant mes fantasmes ou ceux des hommes qui me regardaient. Je ne suis pas une simulatrice et je sais que pour jouir mes mains ne me suffisent pas, à moins d’être très patiente et endurante, voilà pourquoi j’utilise beaucoup de jouets.
Il y a des choses auxquelles je ne résiste pas longtemps comme le petit plug dans mes fesses pendant que je joue avec mon vibro, ou mon lelo, un puissant stimulateur clitoridien.
Enfin sur le côté un peu plus fantaisie, je suis une adapte des déguisements et roleplays, Je change souvent mon apparence avec des perruques, des costumes… C’est un vrai amusement pour moi et ça permet de casser la routine^^. Je dis aussi que c’est pour éviter de me montrer trop souvent au naturel…
Sur quelles plateformes diffuses-tu ?
Actuellement je diffuse sur Camcokine, c’est tout récent.
Je diffusais auparavant sur UfancyMe, où j’ai vécu une belle aventure, malheureusement, suite à de nombreuses difficultés financières, la plateforme a été rachetée et ne permet plus aux filles de faire du nu en free, voilà pourquoi j’ai choisis de diffuser ailleurs.
J’aurai pu retourner sur une plateforme américaine, comme à mes débuts, mais je ne suis pas certaine que ma communauté m’aurait suivie et je n’étais pas prête à prendre ce risque, j’avoue aussi trouver un charme plus intimiste et sécurisant aux petites plateformes françaises.
Et je ne vais pas vous mentir la commission reversée aux modèles est aussi plus intéressante.
Je n’ai pas l’impression d’être une goutte d’eau dans un océan, ni de me faire exploiter, et les webmasters sont plus proches de leurs modèles quand il y a un souci. Je m’y sens moins livrée à moi-même.
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Proposes-tu d’autres spécialités ?
Oui, et non pas moins négligeables!
Je vends ma lingerie aux fétichistes et je réalise énormément de vidéos, C »est elles qui ont en partie contribué à faire grandir ma fanbase .
En fait,quand j’ai souhaité reprendre le libertinage virtuel, j’ai compris que les livecams ce serait impossible à gérer dans mon couple.
Mon compagnon de l’époque, comme l’ancien d’ailleurs, n’avaient pas connaissance de mes penchants et je savais clairement qu’ils ne les percevraient pas bien.
J’ai donc repensé à Vends ta Culotte , un site dédié au fétichistes de lingerie, ou les filles peuvent vendre leurs sous-vêtements portés, mais aussi des vidéos et shows. Je m’étais dis que ce serait plus facile de cacher ça que les livescams, mais c’était une erreur!
Le site avait pris une réelle ampleur dans ma vie et je ne pensais pas m’y investir avec autant de plaisir.
Tout en vendant mes petites culottes, j’ai commencé à filmer des vidéos issues de mon imagination, et comme ça plaisait et que je faisais de belles rencontres sur le site Mon compagnon m’a grillée au bout de deux mois et j’ai du tout lui expliqué. Autant vous dire qu’il ne l’a pas bien pris mais après une petite pause il a fini par accepter et comprendre… Entre deux scènes de ménage.
Est ce ta seule source de revenus ou fais tu d’autres chose à côté ?
Non ce n’est pas ma seule source de revenus, j’ai un travail ordinaire à côté, je suis dans la restauration, ce qui m’assure de quoi vivre, voilà pourquoi je peux me permettre de faire des pauses virtuelles, cela arrive d’ailleurs souvent parce que je m’investis énormément dans ce que je fais et le temps me manque souvent.
Je travaille la journée et le soir je rentre souvent pour enchaîner sur une deuxième journée, celle dédiée à mes activités virtuelles .
J’ai levé un peu le pied cette année, parce que j’ai vécu beaucoup de chamboulements sur le plan personnel et parce que physiquement j’ai senti que mon corps saturait.
Je suis tellement passionnée que je ne me rends pas compte du surmenage et parfois mes admirateurs me disent de ralentir.
Ils ont raison. J’avais besoin de repos et de temps pour moi, mais quand je fais des pauses trop longues, tout ça me manque très vite !
Comment en es tu venue a faire du porno (qui et comment on t’a contacté ? )
Comme je l’ai expliqué, j’avais besoin de pimenter ma vie sexuelle mais je ne recherchais pas de réel, personne en particulier ne m’a donné envie et personne ne m’a démarché. Ce qui est amusant c’est que je filme pas mal de vidéos mais n’en consomme que très peu, je crois que mon imagination me suffit.
Avais-tu des craintes et des appréhensions ?
Oui énormément, même si dans l’ensemble les hommes qui me contactent sont bienveillants, il y a beaucoup de boulets et il faut faire le tri.
J’avais peur de ne pas plaire et de finalement donner beaucoup de moi pour pas grand
début j’étais naïve et j’ai perdu beaucoup de temps et d’énergie avec des hommes qui n’étaient là que pour me harceler ou profiter de ma générosité, j’ai vite pris le pli et je sais maintenant les éviter.
Cela met parfois du temps avant de trouver son public.
Une chose est sûre il faut rester active et ne pas se laisser abattre quand ça marche moins bien. J’ai toujours eu la peur d’ être reconnue par mon entourage et être mal jugée.
Je me suis toujours souciée du regard des autres et j’avais honte a l’idée qu’on sache ce que je fais, malgré que ça me rende heureuse et m’apporte beaucoup de bonheur au quotidien.
Je pense que c’est un travail a faire sur moi, la honte ne vient pas de ce que je fais mais de ce que les gens peuvent en penser, et je dois arrêter de me prendre la tête avec ça. Petit a petit j’assume un peu plus ce que je fais et me prépare a l’éventualité de devoir affronter les jugements de mon entourage si cela venait à se savoir.
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Aimerais-tu devenir actrice porno professionnelle ?
Non je n’ai pas de telles ambitions et je pense ne jamais en avoir. Ce qui me plait c’est de rester une amatrice.
Avec qui aimerais-tu travailler et pourquoi ?
Je n’ai pas de personne précise en tête mais une chose est certaine, je préfère calmer les ardeurs de ces messieurs en leur disant que si un jour je devais me filmer en compagnie d’un homme ce sera celui qui partage ma vie (quand je l’aurai trouvé) et personne d’autre!
En revanche je ne suis pas contre des collaboration en tant que modèle avec des photographes ou vidéastes mais là encore je suis méfiante.
Beaucoup me contactent et se prétendent photographes mais veulent en réalité que profiter de moi.
J’ai besoin de connaitre la personne qui me contacte et son univers pour voir s’il me correspond.
Pour ce qui est des filles, les choses sont plus simple, je ne m’interdis plus de partager des livescams avec elles ou des vidéos, mais ce ne sont là aussi que des amies avec qui j’ai une totale confiance.

Quelles sont tes limites ?

Beaucoup pensent que parce que je suis camgirl, que mon univers tourne autour du sexe, je suis escort ou libertine et fais du réel… Or ce n’est pas du tout le cas.
Je ne recherche rien de réel, ça ne m’intéresse même pas et encore moins contre de l’argent.
Les hommes qui me contactent ont parfois des fantasmes bien particuliers, et sans les juger je n’irais pas combler leur envies de shows ou vidéos personnalisées si je ne suis pas a l’aise avec leur proposition.
Je peux vous donner des exemples de ce que je ne fais pas, la scatophilie, les menstruations ou l’infantilisation.
As-tu vécu de mauvaises expériences ?
Quelques unes mais qui m’ont au final faite évoluer.
J’ai eu des échanges virtuels avec des hommes qui se montraient très gentils au début et ensuite se révélaient très manipulateurs ou jaloux.
J’aurais du les ignorer mais c’était mes débuts, et ils avaient réussi a me faire douter de moi, parce que je m’exhibais et partageais virtuellement mon plaisir contre de l’argent. C’est facile de nous juger et nous traiter de filles vénales. Depuis je me suis endurcie et ce genre de personne ne m’intimide plus.
Que pense ton entourage de ton activité, et s’ils ne sont pas au courant, as tu peur qu’ils le découvrent ?
Mon entourage, en dehors de l’une de mes sœurs et mon ex compagnon, n’est pas au courant de mon activité.
Je n’ai pas spécialement peur que ma famille l’apprenne, je n’ai jamais cherché à leur dire parce que je pense que ça ne les regarde pas. Je suis majeure et vaccinée alors je fais ce que je veux de mon cul.
Je sais que ma famille même si elle n’approuve pas ne me rejetterai pas. Ils sont assez ouverts d’esprit et tant que je m’assume et ne mets pas en danger ils n’iraient pas se mêler de mes activités.
Ce qui m’effraie en revanche, c’est plus le fait que mes amis et mes collègues l’apprennent…
Là ou je vis, le monde est petit et les nouvelles vont vite, les gens aiment parler et juger. Il y a plus d’un an ai eu la mauvaise expérience d’être reconnue par une collègue de travail…
La faute à Facebook !
Il faut vraiment faire attention aux réseaux sociaux, et à ses limites dans ce qu’on souhaite montrer, car ils peuvent sans qu’on ne le veuille révéler notre vie virtuelle à notre entourage et si ça arrive, il faut se sentir prête à assumer et avoir conscience des répercussions que ça peut avoir sur la vide sociale et professionnelle. Je n’ai aujourd’hui plus aucun compte privé, en dehors de ceux dédiés à mes activités sur les réseaux. Je n’utilise que Twitter, Instagram et Snapchat, les seuls sur lesquels je n’avais jamais été inscrite auparavant. J’avais a mes débuts un compte soft sur Facebook, dédié a mes activtés sur vends ta culotte. Un jour, ma collègue est tombé dessus en suggestions d’amis ! Je n’y montrais pas mon visage mais sur mon profil VTC si ! Elle m’a reconnue de suite, et a mis une semaine a m’en parler. Elle l’avait dit a tous mes collègues et j’ai vraiment eu peur que ça s’ébruite, que mon patron l’apprenne, que je perde mon travail et me retrouve harcelée par le voisinage qui aurait eu écho de ce que je faisais. J’ai imaginé le pire, et finalement rien ne s’est passé, elle ne cherchait pas a me faire du tort, elle s’inquiétait juste pour moi.
Elle ne connaissait rien a cet univers et pensais que je faisais ça parce que je n’allais pas bien. Cela m’a ouvert les yeux sur le regard des gens… Les préjugés sur les filles qui font cela sont nombreux, et celui d’avoir un soucis mental en fait partie ou de ne pas être bien dans sa peau. Je sais que ça n’aurait servit a rien de me justifier alors j’ai fait profil bas.
Elle m’a demandé d’arrêter mes « conneries » comme elle disait, et je lui ai fait croire ce qu’elle voulait.
J’ai cependant été sidérée par les propos qu’elle m’a tenu. Pour elle, ce que je faisais était honteux et dangereux. J
e pouvais tomber sur des fous, j’excitais les pédophiles parce que je vendais mes culottes, ce que je faisais n’était pas légal, et qu’il fallait même que j’aille consulter quelqu’un parce que ce n’était pas normal.
Qu’est ce que ma mère allait en penser de moi… Bref, j’ai fait la morte un mois en supprimant tous mes comptes et suis revenue sous le pseudo de Mint Julep.
J’ai pendant un temps arrêté de montrer mon visage et porté des perruques.
Je n’ai pas tenu longtemps, si je commençais à avoir peur d’être reconnue maintenant je n’avais pas fini d’angoisser…
Je m’épanouissais dans ce que je faisais, ça me rendait heureuse et devoir me cacher et me brider parce que les gens jugeaient ça malsain m’énervait. J’avais le droit de vivre comme je l’entendais, être une femme libérée et décomplexée face au sexe sans être considérée comme une malade c’était ma vie pas la leur.
Je préfère maintenant assumer, et je n’ai pas a me faire dicter ma conduite par ma famille ou mes amis, parce qu’au fond je ne fais rien de mal.
Quel rapport entretien tu avec ton corps et la nudité en général ?
Je me souviens avoir longtemps été mal dans ma peau.
L’acné et les kilos en trop ont pourris mon adolescence et je n’avais aucune confiance en moi.
J’avais eu droit aux moqueries ou aux insultes des garçons et ça m’a longtemps marqué. J’étais envieuse de mes amies plus féminines et extraverties, qui avaient déjà des copains.
Je me suis fait beaucoup de mal et beaucoup dévalorisé à cette époque.
J’avais aussi des soucis familiaux et c’est sur mon corps que j’ai rejeté mon mal être.
Il a fallu que je devienne adulte et que le regard des hommes se pose un jour sur moi pour que j’arrive a me dire que j’étais belle quand je me regardais dans un miroir. Aujourd’hui je me sens bien dans mon corps, même si comme la plupart des femmes j’ai mes petits complexes, sur lesquels je fais encore des fixations.
J’ai appris a vivre avec et, ce qui est beau aussi c’est que dans tout ça il y aura toujours des hommes et des femmes qui sauront vous dire que vous êtes belle et désirable, même au naturel, et que votre beauté va au delà de votre physique.
Il y en a pour tous les goûts chez les camgirls et nombreuses sont les filles qui disent avoir appris a mieux accepter leur corps depuis qu’elles font ça. J’ai maintenant conscience que mon corps c’est mon image et mon outil de travail, je dois en prendre soin et savoir le ménager, je suis plus à son écoute. Je n’ai pas de tabous avec la nudité, mais je reste pudique dans la vie réelle et avec mon entourage, parce que je suis plus introvertie dans le réel.
Je vois l’exhibition et le sexe comme un art et ça n’a pour moi rien de sale ou vulgaire, du moins pas ce que je fais. Je ne trouve pas ça dégradant du tout.
Te considère tu comme une travailleuse du sexe ?
Oui, depuis que je fais cela sérieusement et que cela m’assure un complément de revenus.
Je déclare mon activité et je paie des cotisations sociales, donc oui je suis une travailleuse du sexe.
Être travailleuse du sexe aujourd’hui ça peut vouloir dire plein de choses et pas seulement être une prostituée.
Moi je me vois plus comme une performeuse et une artiste, j’offre du divertissement durant mes shows et crée du contenu artistique avec mes vidéos et photos.
Quels sont tes projets pour la suite ?
Je n’ai pas de projet précis si ce n’est améliorer un peu plus la qualité de mes vidéos et proposer un peu plus de contenu pour les anglophones sur Manyvids.
J’ai également une chaîne PornHub ou je n’ai toujours pas publié de contenu, mais ou j’ai pourtant les idées, que je ne souhaite pas dévoiler pour l’instant ^^. Seul le temps me manque…
Ensuite, j’ai de plus en plus envie d’explorer mon côté domina…
Beaucoup d’hommes me contactent pour de la domination mais j’accepte rarement ce genre d’échange par manque de feeling… J’ai cependant échangé avec des hommes adorables ces derniers temps et ça me donne un peu plus envie d’explorer cette part de moi que je n’exprime que rarement.
Enfin, j’aimerai pouvoir partager de nouveau avec des amies camgirls ou coquines.
J’ai eu la chance en janvier dernier de passer une semaine avec Mya Rise.
C’est plein de bons souvenirs que je n’oublierai pas et le plaisir de partager avec quelqu’un qui comprend cet univers ça fait du bien.
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