Naphetaline

J’ai eu la chance de pouvoir interviewer Naphetaline, modèle et performeuse burlesque, dont j’ai trouvé la page sur Facebook.

J’aime beaucoup le fait qu’elle soit ronde mais qu’elle s’assume beaucoup, et qu’elle fasse ce qu’elle souhaite de son corps. Il est tant d’accepter tous les corps, peu importe leur apparence.

Depuis quand es tu modèle ?

Ca fait six ans que je suis modèle.

Qu’est ce qui t’as donné envie de commencer ?

J’étais quelqu’une qui était complexée, qui s’aimait pas physiquement.
J’ai toujours aimé la photographie mais jamais j’aurais imaginé en faire : c’est un photographe qui m’a démarché, et je me suis dit « pourquoi pas ? »

Comment s’est passé ta première expérience ?

Super bien, il m’a mis à l’aise, il était très gentil, et c’est là que j’ai découvert que j’étais plus à l’aise en lingerie qu’habillée…
Après ça dépend si ce sont des vetements qui sortent de l’ordinaire ou pas…

Quel rapport entretiens tu avec ton corps ?

Je dois dire que mon corps et moi, on s’accepte, grâce à la photographie.
Evidemment, il y a des hauts et des bas, mais je m’aime davantage que lorsque je ne posais pas.

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Qu’est ce que t’as apporté le modelling ?

Il m’a apporté confiance en moi.
Je suis quelqu’une de réservée, et cela m’a permis de sortir de ma coquille, de faire ce que j’aime, et de rencontrer des personnes formidables.

Quels sont tes thèmes de prédilection ?

J’aime les années 30, 50, les shooting assez rétro.

Comment fais tu face aux critiques ?

J’ai beaucoup de chance car je n’en ai pas beaucoup. Elles ne font jamais plaisir, mais il faut apprendre à faire en sorte qu’elles nous passent au dessus : on ne peut pas plaire à tout le monde.

Te considères tu comme féministe ?

Non pas vraiment, je fais juste ce que j’aime.

 

Qu’est ce qui t’as amenée à faire du burlesque ?

Comme je l’ai dit précédemment,j’admirais cet univers mais vu mon corps, je me suis toujours dit que c’était pas pour moi. Mais quand j’ai découvert Dirty Martini,  en particulier, j’ai compris que le burlesque était accessible à tous les physiques, et qu’il mélangeait le glamour et l’humour.

Quel(s) conseil(s) donnerais tu à une personne qui aimerait se lancer dans le burlesque ?

Ne rien lâcher et avoir du culot !

Arrives tu à en vivre ou as tu une autre activité professionnelle ?

J’ai une autre activité, car je suis assez exigeante, et j’ai besoin de stabilité et de sécurité. Je veux que ça reste une passion sans pression, où j’accepterais n’importe quel contrat pour payer mes factures.

Que penses tu de la place des femmes rondes dans le milieu de modelling francophone ?

Dure comme question : c’est un peu mitigé comme le reflet de notre société.
On est  moins fermé.e.s à l’idée d’avoir des modèles rond.e.s, on en voit de plus en plus, mais je ressens tout de même parfois  une certaine préférence, que certaines photographes peuvent avoir pour des corps type agence. Mais d’un autre coté,  j’ai aussi beaucoup de photographes qui me demandent de poser pour eux car j’ai des rondeurs et je les assume, et les montre. Ça reste rare qu’une ronde ne se cache pas.

Ton regard sur toi a t-changé depuis que tu poses ?

Oh oui ! Sans ennuyer tout le monde avec des événements de ma vie, j’ai toujours été la cible à l’école, j’ai été rabaissée, moquée, humiliée…Les enfants peuvent être méchants…
Du coup avant la photo, j’étais quelqu’une de très timide qui se cachait.
J’avais aucune confiance en moi, et j’étais très complexée, maintenant c’est derrière moi, tout ça.

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Quel rapport entretiens tu avec la nudité ?

J’ai jamais été pudique, la nudité ne m’a jamais dérangé, j’ai été élevée comme ça. J’ai vécue mon enfance en Guyane, donc on était souvent en maillot, et j’ai vécue un an avec des amérindien.ne.s, du coup la nudité ne m’a jamais choqué.

Comment s’organise un shooting ?

On se contacte entre modèles et photographes, on parle de la séance, et on fixe une date. On peut également contacter des stylistes ou  des MUA…

Quelles sont tes inspirations ?

L’inspiration, elle arrive de partout : images sur Internet, un film,  un magazine, un paysage

Avec quel.le photographe, MUA ou modèle rêves tu de travailler ?

J’adorerais bosser avec pas mal de personnes : Fabrice Dang, Martial le Noir, et retravailler avec Le Turk.
Les modèles que j’admire :  Clea Velours, Kaluuna, Comtesse Léa et tellement d’autres…

Quelles sont tes limites ?

La vulgarité est ma limite.

Quels sont tes projets pour la suite ?

Je n’aime pas dévoiler mes projets, ça porte malheur, mais vous pouvez me suivre pour les découvrir, et me soutenir.

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Vous pouvez la suivre sur sa page Facebook

Crédits photo : 

Image d’entête : Comtesse Photography

Seconde photo : Alexandre Dagan

Troisième photo : Alexandre Cicconi

Quatrième photo :  Olivier Parent

 

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