Pandemonia Panacea

J’ai découvert cette magnifique créature car ille a défilée pour la dernière collection de Jean Paul Gaultier, son apparence m’a tout de suite posé question, alors j’ai décidée d’en savoir plus sur ille….

J’utiliserais le pronom ille, car je n’ai trouvé aucune information sur son genre,et de toutes façons, je ne pense pas que ce soit de mon resort de spéculer sur son identité.

Il se trouve donc que Pandemonia est un personnage et un persona, créée par un.e artiste anonyme basé.e à Londres, qui a commencé à se faire connaitre en 2009.
Ille porte un masque en latex sur la tête, avec des faux cheveux, et porte des robes en latex.
Ille mesure environ deux mètres, et est décrit.e par Katia Ganfield de Vice comme une « des caricatures blondes de Roy Lichtenstein qui aurait pris vie sous la forme d’une sculpture gonflable de Jeff Koons de 2 mètres. « 

Dans une interview, ille dit :

En 2008, les journaux étaient plein de célébrités.
Ca m’a donné envie de créer une forme d’art qui documenterait cette époque.
Il m’a semblé évident que la meilleure façon de parodier ce monde sera de créer ma propre célébrité.
J’en ai cré.e une complètement artificielle, dans le respect des valeurs consuméristes. Mince, grande, ayant une texture de papier glacé, toujours jeune, et évidemment célèbre.

Pandemonia est pour moi une réflexion critique sur le monde, le monde de l’art en général, celui des célébrités en particulier, puisqu’elle va à l’encontre et matche tout à fait à la fois avec les codes de la célébrité et de la féminité.
Elle semble être la parfaite manifestation de la manière dont ses idées s’entrecroisent avec les médias de masses, les réseaux sociaux, et le caractère mercantile de désir. Son art est celui d’une silhouette placé au sein du paysage des médias, de la mode et des événements artistiques qui incite les réponses médiatiques en les nourrissant de son propre langage, ses idéaux et son imaginaire.

Quand je suis apparu.e dans les cercles de célébrités, j’ai pu voir le mécanisme de l’extérieur et de l’intérieur.
Comme les célébrités montrent leur image au monde, je montrais mon image aux célébrités.
Au moins, je sais que je fais semblant, que la célébrité n’a rien de réel… Mais au moins, mon chien, brise la glace, les gens se sentent proches de lui…C’est drôle la façon dont on se sent proche dun chien gonflable.

Le fait que sa célébrité ne cesse de grandir pour le moment est un des thèmes de son art, qui explore des archétypes comme les mythologies pop et la réalité.

Son art n’est pas seulement transmedia ( sculpture, art digital, photo et performance), mais aussi inter générationnel, car elle arrive à nouer les premiers moments du Pop Art, aux plus récents mondes de la célébrité, de la mode et de l’art contemporain, créant un genre d’arc.

Comme pour Lady Gaga avec l’album Artpop, ou elle s’inspirait des codes du pop art, et s’inspirée de Jeff Koons, je trouve ce genre de réflexion autour de l’art vraiment passionnante. J’estime que le mariage entre art, vu que quelque chose d’élitiste, de bourgeois et d’huppé, et pop culture peut vraiment produire des choses merveilleuses…
Mais, il reste rare que les célébrités soient vraiment des artistes, au sens ou je l’entends, c’est à dire qu’il propose une vraie performance artistique, essaie de délivrer des messages, ou essaie de casser les codes.

A l’instar de Gaga, ce personnage est pour moi l’aboutissement d’un travail commencé dans les années 60 avec le Pop Art, qui voulait briser le mur entre art et société de consommation, qui l’a fait avec des boites de soupes ou un portrait de Marilyn Monroe, jusqu’à nos jours ou on incorpore une dose d’art dans la pop culture, et l’art devient bankable, et accessible au plus grand nombre, du fait notamment des réseaux sociaux, et du fait qu’un grand nombre d’Humains possèdent un accès à Internet.

A mon sens, ce mariage permet aussi à la pop culture de pouvoir avoir plus de profondeur, et en cela être moins méprisée par l’élite conservatrice.

De plus, j’aime beaucoup l’utilisation qu’ille utilise du latex, ille le sort des donjons et autres salons de jeux BDSM, pour en faire une piece conventionnelle, d’une garde robe somme toute fantasque.

Son site web

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