Maud Lewis

J’ai découvert Maud Lewis hier soir, en regardant Maudie, un biopic sur sa vie sortie en 2006.

Maud Lewis est une artiste peintre canadienne, née en 1903, et décédée en 1970.

Sa mère lui apprend la peinture, afin qu’elle puisse peindre des cartes de Noel et les vendre.
A 25 ans, elle fréquente Emery Allen, et finit par tomber enceinte de lui . Malheureusement, il va l’abandonner, elle et l’enfant.

Après que ses parents décèdent, et que son frère est vendu la maison familiale,elle va vivre un moment avec lui, puis déménage à Digby pour vivre avec sa tante.
Mais elle n’y reste pas longtemps, puisqu’elle se fait engager comme bonne chez Everett Lewis, un genre d’homme à tout faire du coin.
Après quelques semaines, ils se marient le 16 juin 1938.

Elle commence à peindre sur les murs de sa maison, puis sur les fenêtres, les portes, les boites en fer.

L’intérieur de sa maison
L’extérieur de la maison ( reproduction de sa maison)


Puis, elle accompagne Everett sur ses tournées de vente de poisson, et elle propose des petites cartes qu’elle peint à la vente 25 cents pièce.

Elle commencera à se faire connaitre à la sortie de la Seconde Guerre Mondiale, mais ce n’est qu’à la fin de sa vie, qu’elle vendra ses tableaux 10 dollars pièce, le plus haut prix qu’elle a obtenue lorsqu’elle était en vie.
Autant dire qu’elle a passée toute sa vie dans la pauvreté, dans leur petite maison d’une pièce. Alors qu’aujourd’hui, ses peintures se vendent aux enchères plus de 20 000 dollars.

Si le film m’a autant touchée, c’est parce qu’elle est atteinte d’arthrite rhumatoïde depuis petite, ce qui fait qu’elle a plus de difficulté à tenir un pinceau par exemple, qu’elle souffre en permanence et qu’elle marche différemment.
De plus, elle a passée une grande partie de sa vie en pensant que l’enfant qu’elle avait mis au monde en 1928, était morte car le bébé était déformé, étant atteint de la même maladie qu’elle.
Elle finira par apprendre assez tardivement, que sa fille est bien vivante, car son frère l’avait vendu à un couple, pensant qu’elle serait incapable de s’occuper d’un enfant.

Son mari l’encourage et c’est lui qui lui achète son premier set de peinture à l’huile. Leur relation reste terriblement touchante : il prend soin d’elle, l’encourage et semble fière d’elle.
A la fin de sa vie, elle vivra en bas de sa petite maison, ne pouvant plus monter les escaliers, et enchaînera les allers retours à l’hôpital, souffrant d’un emphysème.
Elle s’éteindra le 30 juillet 1970 à cause d’une pneumonie.

Son art est composé de tableaux relativement petits, car ses mouvements étaient limités. Ils étaient peints avec des couleurs vives, qu’elle ne diluaients jamais, et sans faire apparaitre d’ombres.

Ils représentent des souvenirs d’enfance, des paysages, ou des scènes tout droit sortis de son imagination, avec des motifs récurrents tels ques des fleurs, des arbres, des oiseaux, des animaux.

Pour beaucoup, ces tableaux ne paient pas de mine, et on entendra dire « mon enfant de 5 ans peut faire mieux », mais c’est tout ce qu’il y a deriere son oeuvre qui me touche intensément.

J’aime les artistes qui tirent du beau de ce qu’elles sont et ressentent, comme Frida Kahlo par exemple.

J’aime à penser que l’art est un exutoire, une façon de dépasser la douleur physique et mentale, et d’en créer quelque chose.
Je pense qu’il serait pertinent de mettre en lumière l’art de Maud Lewis avant qu’elle ne tombe définitivement dans l’oubli.

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