Pensées sur la solitude

J’ai parfois l’impression que la solitude me submerge comme les vagues d’un tsunami.

D’être transparente, mais de l’être parce que je serais dans un genre de bulle en verre.

Parfois, tout va bien dans ma vie, et une énorme vague de tristesse et d’amertume m’envahit.

Et je me dis que toutes les relations humaines que j’entretiens sont aussi vides que l’espace intersidéral.

C’est dans ces moments la ou je me demande si j’ai déjà ressenti d’amour pour quiconque.

J’ai été de nombreuses fois dépendante affectivement, ce genre de relations a tendance à m’attirer comme un aimant.

Mais je ne sais pas si j’ai déjà ressenti autre chose que de l’affection, de l’attraction, de ou de l’attirance.

Je n’ai jamais ressenti ce que semble ressentir les gens dans les films à l’eau de rose, plus ou moins mielleux.

J’ai un rapport compliqué avec les relations humaines de façon générale et les relations affectives en particulier.

Pendant de nombreuses années, je n’ai plus voulu avoir de véritable ami.e, et j’ai bien réussi mon coup car depuis le lycée, je n’ai que des potes de loin, ou alors je sympathise avec les relations amicales des personnes que je fréquente.

Depuis que j’ai repris les cours, je me sens et je me suis mise un peu à l’écart des gens de ma promo, pas que ce soit complètement intentionnel, mais j’ai l’impression de ne plus savoir comment créer du lien avec mes semblables (tant soit il que j’ai su le faire un jour)

C’est pas que je les aime pas, je pense même qu’il y a des personnes avec qui je m’entendrais bien, mais j’ai du mal à comprendre les signaux

Quant à mes relations amoureuses, je pense définitivement que je ne suis pas faire pour etre en couple monogame exclusif, parce que j’ai très vite l’impression d’étouffer, et que j’ai pas encore réussi à trouver la personne parfaite, donc je trouve mon compte chez plusieurs personnes.

Et je crois que le mode de relation de sex friend est celui qui me correspond le plusieurs
Je crois que je n’aime vraiment pas l’engagement.

Mais il n’empêche que je ne me sens parfois très seule, et e ne sais jamais quoi faire, ou vers qui me tourner.

Le syndrome de l’imposteur me pourrit l’existence, et me fait croire que je dérangerais quiconque si j’osais demander de l’aide.

En temps normal, je ne me sens pas trop seule, ou alors j’essaie de m’occuper la tete pour ne pas y penser.

Mais parfois quand vient le soir, je suis submergée par des émotions négatives.

Je ne sais pas si c’est vraiment de la tristesse, ou plutôt de la fatigue émotionnelle.

Je crois que si je suis tant dans la retenue, c’est pour ne pas souffrir, et ça n’a jamais été très efficace jusqu’à maintenant, parce qu’étant un vrai artichaut, je finis toujours par m’attacher, et à souffrir.

Je crois aussi qu’Internet et les réseaux sociaux rendent le sentiment de solitude encore plus fort ; on a beau etre entouré.es de milliers de contacts, à la fin de la journée, on reste seul.e, et ce sentiment de se sentir spécial.e disparaît aussi vite qu’il est apparu.

J’ai aussi toujours l’impression d’en demander trip, quand je m’entends bien avec une personne, j’ai envie de discuter avec elle pendant des heures, de tout et de rien.

J’ai la fâcheuse tendance à oublier que les gens ont des boulots, des occupations, des vies, des loisirs, et que je ne suis pas le centre du monde.

Et finalement, je me dis que pour ne plus se sentir seul.e, il faut se sentir à l’aise avec soi même et en paix.

Une réflexion sur “Pensées sur la solitude

  1. Bonjour,
    La solitude et tout ce qui l’accompagne sont des choses à apprivoiser , à décortiquer pour se les approprier . La solitude est tantôt un besoin, tantôt un fardeau et parfois il est difficile de s’y retrouver et de parvenir à trouver un équilibre en terme de relations humaines . Les animaux sont de merveilleux compagnons pour ça ..
    Bref, je te rassure, je n’entreprend pas d’épiloguer sur ce sujet que tu abordes . Tu l’abordes avec ton expérience, ton ressenti et avec autant de transparence que de pudeur . Lorsque je te lis, je perçois l’introspection , le besoin de reconnaissance qui se heurte avec la réserve et la crainte de mal faire, d’être mal interprétée par tes semblables . L’élément crucial, tu le pointes du doigt à la fin de ton récit : vivre en paix avec soi même . En effet, quelle tranquillité cela serait de se comprendre parfaitement, de s’accepter , d’être fondamentalement honnête envers soi même et d’en retirer de la sérénité voir même de la fierté . Pour ma part, parmi tous les maux que j’ai pu expérimenter, j’en retiens que mon plus cruel ennemi est moi même, c’est pourquoi cet aspect du ressenti négatif de la solitude par le prisme d’une paix intérieure me parle. Par ailleurs, qu’on le veuille ou non, qu’on l’assume ou non, nous restons des êtres sociaux, aussi effrayantes et fatigantes peuvent être les interactions sociales, je pense qu’elles nous maintiennent parfois dans une certaine activité , stimulation nécessaire pour être un bon petit être humain quelque peu docile et oui c’est systémique mais il n’empêche qu’il est difficile de ne pas être malheureux sans prendre en compte cette variable .
    Je ne sais pas si ce commentaire a grand intérêt ,ni s’il est résolument intelligible mais je trouvais cela intéressant de rebondir sur ce que tu partages car je réalise combien les ressentis (quels qu’ils soient) ainsi que les mécanismes que l’on déploient pour y pallier sont multiples .
    Belle fin de journée à toi et bonne route sur ta quête intérieure.

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