Traditions d’Olympus

J’ai dévorée cette série sur Webtoon en deux jours, et j’avais furieusement envie de vous en parler. J’ai commencée à la lire en intermittence il y a plusieurs mois, et ce n’est qu’il y a quelques semaines que j’ai téléchargée l’application Webtoon, et que je m’y suis remise.

Il faut savoir que durant toute mon enfance et une bonne partie de mon adolescente, j’étais complètement fan de mythologies, que ce soit la mythologie grecque ou égyptienne.

Pour celleux qui ne connaîtrait pas cette bande dessinée, Traditions d’Olympus, est une réécriture moderne de la mythologie grecque histoire écrite par Rachel Smythe  qui se concentre sur l’histoire entre Perséphone, déesse du printemps et hyades, dieu des Enfers. Le monde des humains est à l’époque antique, mais le monde des Cieux et celui des Enfers est à notre époque.

Perséphone est la fille de Déméter, héritière d’une entreprise d’agroalimentaire Mère d’Orge, et Hadès, est roi des enfers et patron d’Enfers&Co, entreprise qui gère les Enfers.

Pendant 190 épisodes, on suit donc Perséphone, qui  obtient le droit d’aller étudier grâce a une bourse d’un groupe de déesses vierges, et elle obtient un stage à Enfers&Co, l’entreprise tenue par Hadès.

L’histoire suit Perséphone, déesse du printemps, qui a été élevée dans le monde des mortels par Déméter, sa mère ultra protectrice. Elle est tout de même autorisée à déménager sur l’Olympe afin de suivre des cours et à vivre avec Artémis.

L’histoire commence quand Hadès aperçoit Perséphone à une fête, et dira que sa beauté est comparable à celle d’Aphrodite. En entendant ça, Aphrodite, morte de jalousie, essaie de faire en sorte que les deux ne s’entendent pas. Pour se faire, elle met Perséphone, assez éméchée dans la voiture d’Hadès. Mais, contrairement à ses attentes, Perséphone et Hadès se plaisent, et commencent une amitié mêlée de flirt constant, qui promet de fleurir en quelque chose de plus

Au cours de la première saison, on suit Perséphone qui essaie de gérer à la fois sa liberté nouvelle, et les dangers de l’Olympe, et ses sentiments grandissants pour Hadès, et ses sentiments conflictuels concernant sa bourse (qui induisent qu’elle devra devenir une membre des Déesses vierges)

La saison 2 se concentre sur les meurtres que Perséphone commet avant le début de la première saison, qui ont été couverts par sa mère, et les répercussions de ces actes quand Zeus en prend connaissance, mais aussi sur les sentiments grandissants qu’Hadès et Perséphone ressentent l’un pour l’autre.

Le monde des humains est à l’époque antique, mais le monde des Cieux et celui des Enfers est à notre époque.

Si j’ai tant aimée cette série, c’est parce que c’est une série justement, dans le sens actuel du terme : il y a drame sur drame, plein de rebondissements, et les personnages sont attachants.

Sans parler des dessins que je trouve magnifique, il y a une vraie finesse du trait, un soin accordé aux détails, aux tenues, aux décors, aux expressions faciales. De plus,  tous les personnages ont des couleurs différentes, ont une vraie profondeur et de vrais caractères

De plus, la série traite de pas mal de sujets importants comme le stress post traumatique (Hadès a passé 12 ans, seul, dans le corps de son père qui l’a dévoré, ça laisse des traces), la dépression, le viol (Apollon viole Perséphone et nie toute accusation), la thérapie,…

Cette histoire m’a retournée à cause du viol de Perséphone : après les faits, Apollon la gaslight sévère sur ce qui s’est passé, et elle doute elle-même de ce qu’elle a vécue, ce n’est qu’après une discussion avec Eros, qu’elle comprend la gravité de la situation.

Durant une scène, elle essaie de confronter Apollon à ces actes, mais il nie tout en bloc et a le toupet de lui dire qu’il a des sentiments pour elle. Elle finit par aller voir une thérapeute.

Après quelques rebondissements, Hadès lui demande si Apollon lui a fait du mal, et elle lui raconte ce qui s’est passé, il est fou de rage mais accepte de la laisser gérer à sa manière.

Il lui rappelle que ce n’est pas sa faute, qu’elle n’y ai pour rien, et que c’est Apollon qui devrait s’en vouloir pas elle.

Je déteste aussi rageusement le personnage Apollon dans cette histoire, imbu de lui-même, persuadé qu’il a tous les droits sur les gens, et surtout les femmes, c’est un prédateur sexuel, persuadé de n’avoir rien fait de mal, et qui au fond n’a rien à foutre du consentement d’autrui, tant que ca profite à son petit égo.

Mais trêve de divagueries, après de multiples complots, Perséphone est accusée d’avoir tué des mortels, et sa mère de l’avoir couverte. Elle a effectivement tuée des mortels, parce qu’ils profanaient des terres qui appartenaient à Déméter, un jardin magique. En arrachant des fleurs, ils tuaient des nymphes des fleurs, amies de Perséphone. Or Perséphone a une rage intérieure, et voir ce massacre l’a rendue très en colère, elle a pris la taille d’un Titan et a massacré des humains.

Elle est finalement condamnée à vivre dans le monde des humains, sans AUCUN contact possible avec le monde des Morts et le monde des Cieux.

L’épisode se finit avec Perséphone et Hadès qui s’embrassent, et Perséphone qui disparait dans un nuage de papillons. Juste avant de s’embrasser, Hadès lui dit qu’il l’aime.

J’ai été touchée par cette histoire, parce que j’ai toujours eu un faible pour l’histoire de Perséphone et d’Hadès, et ici, l’auteure a vraiment rendue l’histoire jolie. Exit le fait que dans la mythologie originelle, ce soit son oncle, ici Déméter la crée seul à partir de 100 roses parfaites.

Ca me parle aussi parce que je me reconnais bien dans cette jeune fille, qui a peur de décevoir, qui veut contenter tout le monde mais ne sait pas répondre quand on lui demande, ce qu’elle veut, elle.

Cette façon de se mettre la pression, de sembler une adorable petite fille sage, mais de bouillir d’une rage inexplicable et inextricable.

Je me reconnais aussi un peu dans Hadès, qui a des cicatrices physiques de ses mauvais traitements, je n’ai pas de cicatrices physiques, mais il est vrai que les épreuves de la vie laissent des traces, comme par exemple une confiance en soi fluctuante.

Mais si je dois trouver un seul défaut, c’est que l’autrice n’a pas (encore) exploité tout le potentiel queer de cette mythologie, et c’est dommage.

J’ai absolument hâte de lire la suite !

Et si vous voulez découvrir lhistoire jusqu’au milieu de la deuxième saison, c’est par ici !

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